19/04/2018

Les marques canadiennes doivent rattraper leur retard numérique

Les entreprises canadiennes ont cinq ans de retard dans l’intégration du commerce électronique. Elles peinent à faire du numérique parce qu’elles ne sont pas issues du numérique. C’est le constat de Kathleen Polsinello du Boston Consulting Group qui, à l’occasion de HOP! Le Sommet du commerce de détail, présentait une feuille de route pour mieux numériser les entreprises d’ici.

Si les compagnies canadiennes ont de la difficulté à suivre le rythme, ce n’est pas en raison du manque de connectivité des Canadiens. Le taux d’accès à Internet haute vitesse est de 88 % et les recherches en ligne des Canadiens sont à un niveau similaire, voire supérieur, à celui de nos voisins américains. Pourtant, nous dépensons près de 50 % moins d’argent en ligne.

La différence, qui fait dire à Mme Polsinello que nos entreprises ont un retard d’environ cinq ans, vient des problèmes d’approvisionnement, des prix plus élevés, et des frais d’expédition.

Les compagnies canadiennes ont aussi de la difficulté en raison de trois facteurs organisationnels. D’abord, les changements numériques arrivent plus rapidement que le cycle de prise de décision interne des organisations. Il est aussi difficile pour les entreprises canadiennes de gérer les risques de divergence entre les équipes de direction, les communautés d’experts et les équipes opérationnelles en place. Finalement, la compréhension des sujets numériques reste un enjeu important. Il est primordial pour les organisations d’avoir le talent et la compréhension de l’espace numérique, ce qui n’est, le plus souvent, malheureusement pas le cas.

Heureusement, il existe des solutions. Lors de sa conférence, l’experte travaillant à Toronto a expliqué en quatre points sa feuille de route pour transformer les entreprises et améliorer leur bilan numérique.

  1. Penser – Utiliser les outils d’analyse avancés à leur disposition pour réellement devenir client centric.
  2. Connecter – Analyser les données d’analyse afin de personnaliser le parcours numérique de chaque client, du point de départ à leurs objectifs.
  3. Sélectionner – Construire des prévisions pour améliorer la gestion des inventaires (diminuer le temps de gestion des commandes et réduire les pertes).
  4. Récolter les bénéfices et répéter.

Elle a terminé son discours sur une note positive. Il n’est pas trop tard pour les entreprises canadiennes de reprendre le dessus sur le numérique, bien au contraire. Kathleen Polsinello recommande aux gestionnaires de choisir des idées qui créeront de la valeur, encore une fois pour devenir numérique plutôt que de suivre la parade. Chaque idée, chaque organisation étant unique, s’entourer de partenaires technologiques et d’une équipe numérique est essentiel. Pour terminer, il faut rester flexible, c’est-à-dire trouver des concepts avant d’investir dans des solutions holistiques et faire les changements nécessaires rapidement afin de tester ces concepts.
 

Image tirée de French.ad

Audrey Bédard Blanchard
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